LE MOT DU PRÉSIDENT

Pour une politique économique et sociale de progrès

En 2021 on ne lâche rien

 

2020 dans le contexte de crise sanitaire, sociale et économique a révélé l’ampleur des dégâts occasionnés par les politiques libérales mises en œuvre depuis de nombreuses années.

Au-delà d’un système de santé publique dégradé, c’est un nombre important de secteurs de notre société qui souffre, comme l’éduction nationale, l’enseignement supérieur, la prise en charge de nos anciens etc…

Dans ce contexte, nous revendiquons de faire une autre place à l’économie sociale et solidaire qui, comme en 2008, lors de la crise « financière » a fait la démonstration de sa capacité de résilience.

Aujourd’hui, nombre de nos concitoyens se rassemblent autour d’initiatives citoyennes, exigent plus de solidarité, plus de coopération. Appuyons ces aspirations pour proposer une véritable politique économique alternative.

Nous sommes par exemple alertés par les CSE (ex comité d’entreprise) qui aujourd’hui à l’aube de la réalité mesurent les effets néfastes de la loi sur la formation professionnelle.

Comment face à cette situation, sommes-nous en capacité avec tous nos adhérents, nos partenaires de proposer des solutions alternatives ? Comment faire face à cette volonté gouvernementale d’individualiser la formation professionnelle, là où seule des politiques collectives peuvent répondre aux besoins et attentes du plus grand nombre ?

C’est tout le rôle que nous souhaitons faire jouer au fonds GOEES qui doit permettre aux entreprises de plus de 50 salariés, dont nombre de CSE employeurs font partie, de bénéficier de formations de qualité dans un cadre collectif.

Quand aux entreprises de moins de 50 salariés, et donc avec moins de moyens, le fonds GOEES pourra leur assurer une participation financière à la formation de leurs salariés.

C’est de tous ces éléments que nous souhaitons débattre dans le cadre des « ateliers formation » que nous vous proposerons prochainement.

Nous voulons aussi donner plus de perspectives positives concernant la restauration autogérée dont une part est là aussi assurée par les CSE. C’est pourquoi nous proposons d’en débattre lors du salon Restau’Co programmé en avril, car nous ne souhaitons pas laisser le champ libre aux « marchands de soupe ».

Se réapproprier la formation professionnelle pour le plus grand bénéfice de nos entreprises, CSE, associations, SCIC et de leurs salariés un objectif ambitieux pour 2021.

Faire qu’employeurs de l’ESS en lien avec les institutions représentatives des salariés contrôlent plus et mieux la restauration hors domicile, notamment à travers les circuits courts pour plus de qualité. Un engagement que nous prenons pour 2021.

Pour nous, cette nouvelle année doit se conjuguer avec les mots de solidarité, d’émancipation, de démocratie et de coopération.

Nous invitons également nos partenaires à prendre toute leur place dans ce processus, car c’est bien ensemble que nous ferons de notre groupement un outil de plus en plus utile au service de l’économie sociale et solidaire.

Encore une fois bonne et heureuse année à toutes et tous.

Jean-Claude TUFFERI
Président du GOEES